Maison de la poésie Revue L’Arbre à Paroles Imprimerie Le CEC Plume et Pinceau Auteurs en Résidence Le Théâtre Galerie expo
 
 
 

Une accalmie - Victor Martinez


ISBN : 978-2-87406-565-1
Nombre de pages : 126
Parution : décembre 2013
Auteur : Victor Martinez
Titre : Une accalmie
Collection : L'Arbre à paroles
Format : 13 X 20
Prix : 12 € (frais d'envoi inclus)

 
 
Victor Martinez est né en 1970 à Perpignan (France). Chercheur en littérature, traducteur, enseignant, il publie dans les revues Europe, Rehauts ou Po&sie. Membre du comité de rédaction de la revue L’étrangère. Poésie : à l’explosif, La lettre volée, 2013 (à paraître) – Détruite enfance, Les Perséides, «L’intervalle», 2013 – Une accalmie, L’Arbre à paroles, «P.O.M.», 2013 – De charge et de froid, L’Arbre à paroles, «P.O.M.», 2011 – Agrégat de face, Publie.net, 2010 – Poème de l’eau (impact), L’Arbre à paroles, «Résidences», 2009 – Angle de vue, L’Arbre à paroles, 2005 – Photogrammes, L’Arbre à paroles, «Traverses», 2001 – Terre seconde, N&B, 2000.
Chez Victor Martinez, le poème est le lieu d’un défi, d’une violence faite à la langue pour que l’image puisse se produire, dans la perte des stabilités, mais avec le souci constant de la cohérence. Cohérence qui serait peut-être la plus radicale des subversions : détruire la langue c’est aussi tenir la langue dans sa destruction, une destruction placée au coeur de la démarche poétique. » (Jean-Christophe Martin, revue Europe) « Un livre «d’attaque» qui «écale la langue». Victor Martinez avance à grands pas, de manière toute personnelle. » (François Rannou, notice d’Agrégat de face)

 Lignes, fuseaux, point vert, au-dessus de l’engeance, du chant sans sel, sur la plate terre en ronce, sur l’écharde de terre. Qui happe, arrache un moment mais ne révèle pas, adhère à un rappel sans essence et tire quelques chevrons : pas de nudité, une reprise qui s’effectue sans support, avec taches brunes et mauves et les surfaces cimentées que crève l’épine. L’ancien bunker, une mûraie, les pales à l’éveil, le sifflement. Quilles sans bordage, dépassement d’anciens mâts, à nouveau sur rien, réactivent la terre. Mobile, le silence : continuité du violent sur l’accalmie.