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Un petit peu d'herbes et des bruits d'amour - Cécile Guivarch


ISBN : 978-2-87406-559-0
Nombre de pages : 96
Parution : juin 2013
Auteurs : Cécile Guivarch
Titre : Un petit peu d'herbes et des bruits d'amour
Collection : P.O.M
Format : 13 X 13
Prix :7,50 € (frais d'envoi inclus)

 
 



Franco-espagnole, Cécile Guivarch est née en 1976 près de Rouen et vit aujourd’hui à Nantes. Elle anime le site de poésie contemporaine Terre à ciel. Participation à des anthologies et recueil collectifs. Publications :Terre à ciels, éditions Les carnets du dessert de lune, 2006 – Planche en bois, éditions Contre-Allées, 2007 – Coups portés, publie.net, 2009 – Te visite le monde, éditions Les carnets du dessert de lune, 2009 – La petite qu’ils disaient, éditions Contre-Allées, 2011 – Le cri des mères, éditions La porte, 2012.
Argumentaire

Ces poèmes ont été écrits après qu’elle ait acquis la nationalité espagnole, suite à la « ley de la memoria » (loi de la mémoire), qui a permis à tous les descendants d’exilés espagnols de récupérer cette nationalité. Entre l’Espagne (en particulier la Galicie), Cuba, l’Argentine, la Bretagne (d’où vient son nom) et la Normandie (où elle est née), elle se sent déracinée. Dans ces textes, sur fond de guerre civile, de pauvreté, et d’exil, elle fouille la vie de ses ancêtres, tente de comprendre ce qui a motivé leurs choix et peut ainsi pardonner tous les abandons (l’abandon forcé par l’exil, mais d’abord l’abandon d’une enfant par son père fuyant le franquisme vers Cuba, et puis tous les autres abandons dans l’Espagne devenue « là-bas »). Elle cherche des bribes du vécu dans les récits de ses ascendants, les photos en noir et blanc, les lettres de famille aux écritures anciennes. Dans un rythme très contemporain, avec des mots sensibles et drus, elle découvre le mystère des vies simples disparues et mêle la vérité de ses ressentis avec les cheminements qu’ont pu avoir ses ancêtres. Avec une syntaxe bousculée, cahotant entre les détails du quotidien de l’époque et des images tendres ou rudes, avec des expressions en espagnol quand il est nécessaire que la voix roule dans sa musique d’origine, elle ne garde que l’évocation, l’essentiel. Nous rejoignant profondément par les archétypes, sa poésie est poignante de ces nouages.


Extrait :

la mère devrait y aller

accoler son nom au sien

sa douleur du coeur plus forte
ses larmes sans déborder

restent à l’intérieur