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Rythmes pour apprivoiser la hérissonne - Doina Ioanid


ISBN : 978-2-87406-556-9
Nombre de pages : 74
Parution : février 2013
Auteur : Doina ioanid
Titre : Rythmes pour apprivoiser la hérissonne
traduit du roumain par Jan H. Mysjkin
Collection : IF
Format : 12 X 20
Prix :10 € (frais d'envoi inclus)

 
 

photographiée par son traducteur : Jan H. Mysjkin
Doina Ioanid est née le 24 décembre 1968 à Bucarest. Elle a fait des études de langue et de littérature françaises à l’université de sa ville natale. Elle est aujourd’hui secrétaire de rédaction de l’hebdoma-daire roumain Observator Cultural. Son premier recueil, La demoiselle de massepain, couronné du prix « Prima Verba », vient de paraître en France à L’Atelier de l’agneau ; Rythmes pour apprivoiser la hérissonne est son recueil le plus récent. Elle a également traduit en roumain plusieurs ouvrages de langue française, parmi lesquels Dix heures et demie du soir en été de Marguerite Duras.

Son traducteur, Jan H. Mysjkin, a été couronné en 2009 du Prix Brockway pour ses traductions de la poésie néerlandaise; en 2011 du Prix du Festival International Poesis à Satu Mare pour ses traductions du roumain.

Depuis peu, les études sur le bonheur sont fort prisées. On peut apprendre tout ce qu’on veut. Fini, les doutes. Ces études sont mieux encore qu’un détecteur de métaux ! Précision et efficience. Mais quel est le coefficient de ton bonheur à minuit, quand vient la hérissonne, qu’elle se glisse dans ton lit et se niche sur ton ventre ? Quelle étude moderne saurait mesurer son grignotement sonore et le convertir en pourcentage ?

Doina Ioanid

Extrait :

Le cœur dans la main, je me suis promenée dans la ville, marchant sur la première neige de l'année. Et mon cœur,  aspergé de ce vin et de vinaigre, continuait à pourrir au rythme de mes trente-sept année, tandis que les pies se rassemblaient sur l'épaule du tambourinaire. Mes os seuls ne pouvaient me sauver. Tout comme ton nom, Argentina, terre promise. Seul un grand chien jaune m'a prise en pitié, s'est approché humblement et m'a mangé le cœur, sans se presser. Puis il est parti, et comme un immense tournesol, il s'est éloigné vers l'horizon.