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Portrait de l'avenir en passant - Rose-Marie François


ISBN : 9782874064883
Nombre de pages : 122
Parution : 2010
Auteur : Rose-Marie François
Titre : Portrait de l'avenir en passant
Collection : L'Arbre à paroles
Format : 13 X 20
Prix : 12 € (frais d'envoi inclus)

 
 
L'auteur

Rose-Marie François est auteure de poèmes, récits, romans, essais, spectacles. Ses oeuvres sont publiées en divers pays et traduites dans une douzaine de langues. On lui doit la première anthologie – letton-français – de poésie lettone : Pieds nus dans l’herbe (Amay 2002), dont elle a tiré un spectacle. Elle est membre du jury du Premio Napoli, prix littéraire international de la ville de Naples. Très attachée à l’Italie, ceci est son troisième livre bilingue français-italien.

www.RoseMarieFrancois.eu
Dernières publications :

L’Aubaine, roman, édit. Luc Pire, 2009 –
Panamusa, une chantefable, picard-français,
MicRomania, 2008 – La saga d’Îchanâs, édit.
Le Taillis-Pré, 2007 – Une ballade de Carnaval.
Quarant’anni di quarantena, Le Coudrier, 2007 –
De sel et de feu / Ir sāls ir uguns, Apgāds Daugava,
Riga 2006 – Prince de Courlande. Sources dévoyées
/ Kurzemes Princis. Bezceļa avoti, Nordik Tapals,
Riga 2005 – Démenti du bleu / Smentita del blu,
édit. L’arbre à paroles, 2004.

Le livre
:

Une poète, en Occident au XXIe
siècle, traverse le châtiment – la
claustration dans l’in-ouï – brise
miroirs et verrous, entraîne lecteurs et
auditeurs dans un envol jubilatoire.
Je suis sortie de ma prison
page par page.
Voici vivant le livre
de mon évasion.

Rose-Marie François


Extrait :

En chemin

Mon geôlier, c’est mon gardien,
un ange qui me donne des ailes,
même s’il n’en sait rien.
Ailes de papier, à coudre au fil d’encre.
Poulpe, araignée, octopus, octopode,
huit pieds coupés sur l’hexamètre,
un papillon paralysé.
I l ne peut plus gicler.
Alors, je manque d’encre
et l’ancre avec a- s’enfonce plus bas.
Or le poète bulgare,
Penio Penjiev, déclare :
L’homme est vraiment humain
quand il est en chemin.
Je mange à ma faim.
Je bois quand j’ai soif.
Je vais au jardin
ou je cours les bois
tant qu’ le loup n’y est pas.
Je pars et puis je reviens vite.
Si c’était l’heure des visites ?