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Poème de l'eau (impact) - Victor Martinez


ISBN : 978-2-87406-452-4
Nombre de pages : 80
Parution : 2009
Auteur : Victor Martinez
Titre : poème de l'eau (impact)
Collection : Résidences
Format : 13 X 20
Prix : 10 € (frais d'envoi inclus)

 
 
L'auteur

Victor Martinez est né à Perpignan en 1970. Il a publié plusieurs livres de poésies dont : Photogrammes (L’arbre à paroles, 2001) ; Terre seconde (N&B, 2002) ; Angle de vue (L’arbre à paroles, 2004). Il est également traducteur d’Antonio Machado (De l’essentielle hétérogénéité de l’être Rivages, 2003), et de Juan Ramón Jiménez (Journal d’un poète jeune marié, Librairie La Nerthe éditeur, 2008). Il a aussi publié dans plusieurs revues de poésie dont L’étrangère.
Le livre

Dans le présent livre de poésie, Victor Martinez ne fait aucune concession aux facilités courantes et aux ornements de la langue que l’on retrouve trop souvent dans les oeuvres actuelles, même les plus en vue. Le torrent de son verbe (comme cette eau indomptable au coeur de ce livre) emporte le lecteur, l’oblige à regarder toujours au-devant de lui, alors que ses poèmes ne se referment jamais sur eux-mêmes. Ses exigences, sa puissance d’affirmation n’ont d’équivalent que la liberté dont il s’autorise. Un mouvement croissant de la langue, un emportement de la parole, pour dire ce qui se donne et se retire à la fois du réel, ce réel qui nous tient au plus près de la vie, comme pour élargir plus encore les possibilités de pouvoir dire davantage, selon un mouvement qui l’emporte sur tout achèvement : j’ai bu à ta source // eau / bu à ta soif qui ne désaltère pas.

Extraits

eau nivale dans ses étés glace les pieds de la terre
trempe la règle solaire
reprend l’élément molaire le pôle
l’eau
désaxée
(nous serons
nous
serons)
l’eau
désaxée
son oeil de néon éclaire le pôle
éclat
traversé par les matières rouges
par les silex magnétiques par
l’hétérogène englobant homogène au livide
densité telle qu’il
n’y a de mot pour la dire de sens pour
l’éprouver pointe d’aciérie et d’air
dans la plus blanche
étonnement à l’accusatif de ce qui tue