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Opulences - Dany Moreuil


ISBN : 978-2-87406-465-4
Nombre de pages : 64
Parution : 2010
Auteur : Dany Moreuil
Titre : Opulences
Collection : L'Arbre à paroles
Format : 13 X 20
Prix : 12 € (frais d'envoi inclus)

 
 
L'auteur

Après quelques années d’enseignement de la philosophie, Dany Moreuil exerce la profession de chorégraphe à Paris, au sein de la compagnie écriture et Chorégraphie. Ses créations sont toujours en relation avec l’écriture. Installée depuis six ans en Aquitaine, elle se consacre essentiellement au travail littéraire. Elle écrit, bien sûr, et dans le cadre de l’écriture vive, elle anime des ateliers et organise des évènements autour de la poésie.
Publication de textes dans diverses revues : Les cahiers froissart, Pour la danse, Sépia, L’Arbre à paroles, Les cahiers du détour, Les cahiers du sens, etc.
Publications :

Le jardin des lenteurs, éd. L’Arbre à paroles, 2006 – Femme d’intérieur, éd. éclats d’encre, 2007 – Minutes de silence, éd. Le nouvel Athanor, 2008.

Anthologie :

Femme d’intérieur (extraits), L’année poétique 2008, Anthologie Seghers.


Le livre
:

Après avoir écrit Le jardin des lenteurs, Dany Moreuil qui a choisi de vivre en Aquitaine, nous convie à ses Opulences : «Ici, aucune note explicative sur le chic de l’univers.» Avec elle, «Une colline, là-bas, expose les oeuvres d’érosion», «Aujourd’hui, le temps postillonne», «Dans l’anfractuosité, une abeille badine avec l’obscur», «Les couleurs tombent de l’arbre et peignent le terrain», «à perte de vue, les oiseaux déclinent des histoires de concordance de coeur», «La nostaglie fait son travail de labour, et le quotidien grimace»… : des mots en somme très ordinaires mais que transfigure l’alchimie d’une écriture qui les assemble pour leur faire dire davantage parce qu’elle «ose la langue du corps». Alors que «L’ambition, l’arrogance de la finance pavoisent à l’avant-scène du monde», «Il suffit de s’incliner un peu pour ausculter les éboulis».

Francis Chenot


Extrait :

La lumière embaume la solitude d’un rire léger, frôle la matière complice, poudroie nos écorces. Chaque instant est une petite plume posée sur la durée, que l’on endure parfois avec des crampes d’estomac.

Dans l’anfractuosité, une abeille badine avec l’obscur. Ce détail nous échappe. Nous oublions l’élémentaire avec, sous le bras, nos ouvrages de lettrés. Des bruissements délivrent leurs secrets que nous n’entendons guère. Nous sommes durs d’oreilles. Nous sommes, paraît-il, du genre humain.

Le jardin prospère au milieu des gazouilllis. La lumière se pose sur la façade de la maison, la fraîcheur entre par la porte entr’ouverte et l’immobilité s’installe dans un massif. D’un croc en jambes, une brise l’abollit.
L’immobilité n’est pas fragile. Elle n’est pas.