Maison de la poésie Revue L’Arbre à Paroles Imprimerie Le CEC Plume et Pinceau Auteurs en Résidence Le Théâtre Galerie expo
 
 
 

Mon nom est printemps - Ben Arès


ISBN : 978-2-87406-558-3
Nombre de pages : 116
Parution : juin 2013
Auteur : Ben Arès
Titre : Mon nom est printemps
Collection : iF
Format : 12 X 20
Prix :12 € (frais d'envoi inclus)

 
 

Ben Arès est né le 28 mars 1970 à Liège, en Belgique. Il a défendu la place du poète dans sa ville pendant plusieurs années. Il fut l’éditeur responsable, avec David Besschops et Antoine Wauters, de la revue «Matières à poésie» et l’organisateur des lectures publiques du même nom. Une suite d’évènements personnels l’a conduit à quitter la Belgique en 2009 et à mettre le cap sur Madagascar l’Ile Rouge à laquelle il était déjà lié. Il vit désormais dans le sud subaride, à Toliara sens dessus dessous, sous le bleu et la poussière d’un bout du monde où l’on rit bien de la belle gueule des mots. Mon nom est Printemps, écrit en 2009, est né en ce temps charnière de l’abandon et du dernier saut.
Argumentaire

Ce livre fut écrit de fin décembre 2008 à début mars 2009, reposa de nombreux mois avant d’être retouché. Le premier pli de ce triptyque fut dicté par la voix d’une femme aspirant à l’exil, qui confia au scribe d’alors sa vie et ses tourments. Le troisième fut la transcription de ses émotions violentes, des sentiments forts qu’elle éprouva pour son confident, des blessures intimes et profondes que la rencontre malgré elle raviva. Le deuxième, central, autour duquel tout se referme, tout s’articule, fut la voix de l’auteur des méfaits ou de l’amant en personne, solitaire, libre dans ses envols, désireux fou d’enlèvement.
Cette histoire, ou récit en trois tableaux, peinte avec des mots, révèle cette liaison secrète entre un poète libre de ses envols et une jeune femme, Printemps, qui comme lui se rêve libre mais ne l’est pas, car enfermée, empêtrée dans un maillage familial et une tradition qui ne l’entendent pas de cette oreille. Aussi, la langue a tenu à garder ses voiles afin de préserver Printemps des risques de retours de flammes dans le monde visible.


Extrait :

À minuit, en lieu sûr, au service de ma lame étoile, de l’éclair de mon châle idéal, là où nuls cruauté, devoirs, restrictions ne touchent, où plus de bouches, de mains ne froissent, où seule de marbre et radicale je cloue, par les mesures, la prestance de la pensée je toise, en mes murs infranchissables, je vais où la réserve me semble, où le for intérieur me forge, aveuglément me soude.