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Mesures du possible - Karel Logist


ISBN : 978-2-87406-522-4
Nombre de pages : 148
Parution : Février 2012
Auteur : Karel Logist
Titre : Mesures du possible
Collection : Anthologies de L'Arbre à paroles
Photo de couverture : © Serge Delaive
Format : 10 X 13
Prix :13 € (frais d'envoi inclus)

 
 
Karel Logist est né le 7 juillet 1962 à Spa, en Belgique francophone. Depuis son premier recueil Le séismographe, en 1988, il a publié une douzaine de livres chez différents éditeurs (Les Eperonniers, l’Arbre à paroles, Le Cherche-midi, Ercée ou La Différence). Plusieurs ont été distingués (prix de la revue [vwa], prix Robert Goffin, prix Marcel Thiry, prix du Parlement de la Communauté française etc.). Documentaliste à l'Université de Liège depuis vingt ans, il mêle à l'écriture de ses «carnets de doute», en prose comme en vers, l'air et l'écho du temps qui passe. Sa poésie raconte qu'il apprécie les gens, la mer, l’humour, l'enfance et le soleil.
Parce qu'il aime aussi le mouvement, la rencontre et les écrivains, Karel Logist est avec Serge Delaive, Marc Lejeune, Carl Norac et Gérald Purnelle, un des moteurs du collectif littéraire Le Fram. Dernièrement, l'éditeur Le Castor Astral a publié Tout emporter, une anthologie personnelle (1988-2008) qui lui a valu l’improbable prix François Coppée de l’Académie française… Logist est également critique littéraire, nouvelliste et animateur d'ateliers d'écriture poétique. Par-dessus tout, Karel Logist déteste la routine, faire des choix et savoir de quoi demain sera fait.

courriel : KLogist@ulg.ac.be
www.karellogist.net

L'ouvrage :

Les trois plaquettes heureusement regroupées ici, Ciseaux carrés, Une quarantaine et Un danseur évident, ont été publiées pour la première fois, à l’enseigne de l’Arbre à paroles, respectivement en 1995, 1997 et 2004. Aussi l’encre des poèmes qu’ils contiennent ne vient-elle pas de sécher : les moins neufs ont plus de seize ans et les plus récents moins de huit. En outre, si les deux premiers recueils se suivent d’assez près, le dernier est paru presque dix ans après le premier et sept ans après le second… Cette ronde de chiffres est riche de deux enseignements.
D’abord, elle nous prouve avec éclat que la poésie de Karel Logist ne vieillit pas. Le temps est en effet passé en vain sur ces trois recueils. Malgré la quarantaine éponyme de l’un d’eux, les poèmes qu’ils contiennent n’ont pas pris une ride. Ils demeurent pareils à eux-mêmes, légers, lumineux, insaisissables, ni jeunes, ni vieux, sans âge, inaltérables et aériens. Ils pourraient avoir été écrits hier ou l’être demain.


Laurent Demoulin


Extrait

 'round midnight 


Toutes les nuits, tu as de petites peurs
Souples et malléables comme des bras d'enfant
Autour de tes épaules nues
Tu crains qu'il soit l'heure
Des cambrioleurs roux
Tu crains que les volets ne se relèvent pas
Restent à jamais coincés
Que la rouille, le brouillard, de mauvaises pensées
Ou de mauvaises rencontres t'imposent leur loi
Tu crains que ce soit lui
Les bras mouillés de sang
Qui vient chercher son dû
Toutes les nuits, tu caches tes jouets
Sous l'oreiller des fées, dans la botte du géant
Toutes les nuits, tu serres tes angoisses
Tu les tords, les étreins,
Tu les trais ; il en sort
Une transpiration qui te chasse du lit
À la rencontre de bruits, de craquements et de voix
Dont le jour se souvient,
Et des rêves aussi.