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maelstrÖm - distribution


Les livres

 

«Marilyn désossée» - Isabelle Wéry
180 pages - 15 euros - 14x20,5 cm - plus>>
978-2-87505-150-9

MARILYN DÉSOSSÉE...
Je crois que j’ai écrit un road-movie traversant la vie d’une fille, Marilyn Turkey, qui aimerait bien être et homme et femme,
puis animaux et quelque chose de végétation.

Isabelle Wéry

Après Monsieur René (2006), ce nouveau roman d’Isabelle Wéry nous emmène sur les traces d’une jeune femme à la recherche de son identité - y compris sexuelle - avec une langue qu’elle réinvente à chaque moment, nous faisant constamment voyager entre imaginaire et réalité. Une quête en trois étapes, trois périodes d’une vie (6-8 ans, 25 ans et 40 ans) qui finiront par recomposer l’unité de corps et d’esprit du personnage principal.

«Les vingt-quatre victoires d'étape du peintre Belgritte» - Paul Émond
88 pages - 10 euros - 14x20,5 cm - plus >>
978-2-87505-151-6


" Un tableau chaque jour ! Quel rythme effréné ! Quel invraisemblable et incessant appel à ses forces créatives ! Quel don de soi du plus pro- fond, sans reprendre haleine, sans le bénéfice du moindre répit, sans tenir compte de la plus élémentaire nécessité qu’avait son génie de se ressourcer avant de s’exprimer à nouveau au plus vif et au plus éclatant ! "

En 1958, le grand peintre Belgritte prit une décision des plus audacieuses : il suivrait les vingt-quatre étapes du Tour de France (son cousin Luc Varenne, le valeureux reporter sportif de l’époque, acceptant de lui céder une place dans la voiture de notre radio nationale) et, le soir venu, il transposerait la spécificité de chaque étape en un tableau magistral.
Seulement, à un moment donné la belle machine belgrittienne se grippe et alors son fidèle assistant Veuillot vient à son secours avec un remède miracle qui rapprochera notre peintre des grands sportifs qu’il suit !

CompActs


«Aphorismaire à l'usage des futurs familicides» - Théophile de Giraud - #25
184 pages - 9 euros - 12x16 cm - plus >>
978-2-87505-152-3

Ce recueil d’aphorismes peu compatibles avec les bonnes mœurs ne devrait pas faire remonter la cote de popularité de son auteur, pourtant au plus bas dans les sondages effectués dans les maternités. Et pas seulement dans les maternités, confirment les critiques littéraires.
Écridéviant, performeur volontiers nudiste, cofondateur de la « Fête des Non-Parents » et peintre en statues coloniales, Théophile de Giraud, né par hasard et sans conviction en 1968, a commis quelques doigts de livres désobligeants, tatoués d’humour noir et parfois diaprés d’une vaporeuse touche d’anti-natalisme consensuel.

Épris de subversion carabinée, ce riant comparse de Noël Godin a participé, entre deux tentatives de suicide ou de régime amincissant, aux entartages de Doc Gynéco et de l’anticontraceptif archevêque Léonard, ainsi qu’au Coup d’État burlesque de Jan Bucquoy.
Il a d’ores et déjà prévenu ses éventuels futurs parents qu’il refusera de renaître, même contre forte récompense.

Préambule par Corinne Maier




«Fire & Sage» - Moe Clark - #26
118 pages - 8 euros - 12x16 cm - plus >>

978-2-87505-153-0

Le Spoken Word de Moe Clark, artiste métis canadienne, est un chant fier qui exhume les cendres des âmes errantes, donnant voix aux syllabes muettes des victimes des génocides amérindiens. Un chant qui expose des faits brutaux dans des rythmes qui dégèlent notre mémoire, qu’« il nous faut coudre et recoudre ensemble/ lambeau par lambeau/ nom par nom/ voix par voix ».
Qu’elle évoque Frida Kahlo ou rende un hommage vibrant au célèbre « Howl » d’Allen Ginsberg, qu’elle décrive l’état de déréliction d’une femme Autochtone ou conte le vol des terres par les colons, elle est toujours tapie derrière des murs invisibles d’où surgissent des cimetières naturels, des rondes guerrières, des prières rituelles, des alchimies étranges de renaissance.

Elle est là et profère ce qu’elle est en poésie : « Je suis votre homonyme », être infini qui invite aux voyages intérieurs et transgénérationnels, oiseau éternel qui convie à advenir ensemble dans une relation présente aux esprits des ancêtres.
Œuvre de guérison, une voix puissante est là qui s’élève et elle est celle, essentielle, des grands territoires mythiques du Nord canadien.

texte bilingue anglais-français
traduction de Pierre Guéry




«Les enfants sauvages» - Boris Crack - #27
74 pages + CD musique - 8 euros - 12x16 cm - plus >>
978-2-87505-154-7

+ CD Musique Sauvage et Chansons Douces

Versez dans votre shaker une bonne dose d’Odyssée (celle d’Homère par exemple), et puis une bonne dose de Fight Club. Dans votre presse-agrume, mettez une Orange Mécanique et une demi-banane. Pressez. Mélangez le tout. Rajoutez un zeste de Mission Impossible, et une larme d’Agence Tous Risques (pour les amateurs de séries télé disparues). Secouez. Vous obtiendrez un cocktail littéraire détonnant intitulé Les Enfants Sauvages.

En faisant dialoguer une Amérique pleine de contradictions et une Europe dans le doute, Boris Crack dresse le portrait d’une génération sauvage, seule contre tous, qui, une fois sortie du bois, ne peut survivre que grâce à la musique. Inspiré des années qu’il a passées à Seattle, aux Etats-Unis, avec le groupe Feral Children, son roman se déguste d’une traite. On y croise : Kurt Cobain, Bob Dylan, Alan Vega, Charles Bukowski, Barack Obama, l’inspecteur Derrick, Tintin, Milou, des chanteurs de karaoké, des ex-femmes, des martiens, des andouilles, des crevettes, des girafes et bien sûr des enfants sauvages. C’est à mourir de rire, littéralement.

Le CD Best Of de Boris Crack est offert avec ce livre et ne peut être vendu séparément.


Booklegs





 

«La pinède» - Martin Wable - #96
44 pages - 3 euros - 12x18 cm - plus >>
978-2-87505-145-5

Pourquoi devrions-nous vivre / Ce que vous avez vécu / Pourquoi devrions-nous suivre / Ce que vous avez suivi / Nous ne sommes pas vous / Nous nous avons nos vies

Je ne cultiverai pas / D'autre sentiment / Quoiqu'autour se dresse / Une digue faite de roche / À la pointe de la crèche / Les yeux glacés, on voit / S'ensevelir des étoiles / Dans un bain d'encre – froid / Le ciel est clair encore à l'ouest / Des lumignons anglais crépitent à l'horizon / Et sous les strates meubles / De craies brillantes et de sels mats / Les fossiles sont graves / Car leurs oreilles reçoivent / Les bêlements incessants de la troupe / Contre leurs flancs : des moutons de vagues / Qui rentrent aux catacombes / Sur les toits célestes desquelles /

Une croûte velue accueille / Une boîte vieille / C'est le poste radio de Jésus / Qui ronfle dans le blockhaus / Et ce sont de l'homme les pas / Sur les côtés d'un stade / Dont les spots se sont éteints / Plongeant, plus froide / La baraque à frites dans l'ombre /
Qui la surplombe



«Poétiquement correct» - Youness Mernissi - #97
32 pages - 3 euros - 12x18 cm - plus >>
978-2-87505-155-4
 

Ne me demande pas mon nom
Il ne t’apportera rien
Il ne porte en lui ni mes cris, ni mes croix Ni les crises qui m’écrasent
Si j’écris
C’est que je crois en ces lignes que je trace Tes moqueries me serrent l’âme
Puis elles crissent dans mon crâne Elle me criblent et m’accablent
Je me maquille
Mais... ça se voit
Ne me demande pas mon nom
Il t’induira en erreur
Par facilité

Tu tenteras de m’appréhender à travers des clichés J’ai rien contre les clichés
C’est juste qu’à un moment donné,
Faut pouvoir les développer...
Dans le noir
Ou le soir
Ou même simplement en fermant les yeux Mais pas à la lumière du jour :
La photo sortirait toujours floue

avec des illustrations de Ed Wydee


Bruxelles se conte


«Walvis blues» - Luvan - #35
36 pages - 3 euros - 12x18 cm - plus >>

978-2-87505-148-6
 

Soudain, le visage de l’homme d’en face, impassible, morne, assis dans sa main, me sauta aux yeux. Depuis une demi-heure, il faisait preuve d’une indifférence douteuse. Par- fois, ses regards me rasaient le sommet du crâne. J’en doutais presque de mon existence. Ses traits avaient quelque chose... d’aquatique

 

Longtemps, il soutint mon examen avec flegme.
Enfin, il commanda une salsepareille et tout s’accéléra. Il me lança son long drink au visage et se leva. Son corps se ter- minait en une colossale queue de cétacé. Je n’en croyais pas mes yeux ! Après des années de traque, j’avais enfin déniché l’homme-baleine!

En couverture dessin © Alex de Moté




«C'est tramatique» - Aliette Griz - #36
24 pages - 3 euros - 12x18 cm - plus >>

978-2-87505-149-3
 

...la première fois que j’ai pris le tram à Bruxelles, je suis partie dans le mauvais sens. J’étais arrivée en courant, sautant au hasard dans un wagon, il al- lait repartir, c’était peut-être le bon. (Pas du tout.) Pourtant, je ne l’ai pas regretté. J’avais déjà fait la même chose dans d’autres villes, senti l’adrénaline (ou quoi ?

Un truc qui tend les muscles, tandis que dans la tête, l’inquiétude du je-sais-pas-où-je-suis- ni-où-je-vais-merde, grandit), de la voyageuse de proximité qui s’éloigne vers un lointain pas bien pré- cis. Une manière comme une autre d’apprendre les transports en commun. (Les villes.)...

En couverture photo © Aliette Griz