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Luc-André Rey (Suisse)


Luc-André Rey - en résidence de mi-juillet à mi-août 2010

©Fabian Di Maria
Il ne vit pas l'écriture comme une fin en soi (ni rien d'autre d'ailleurs.) Il n'a pas l'ambition de «laisser une oeuvre », (il n'a en fait aucune ambition.)

Il va les mots comme quelques équations mathématiques, comme ses pas un désert, comme ses pas nos cités; l'ivresse où la seule chose où nous sommes vivants : ce qui est dans l'instant.

Son premier « fragment » : la rue, la vérité, le vent, Ed. MaelstrÖm, Bruxelles, 2009.
Plusieurs sites web (poésie, mathématiques, fractales).

A signaler :
Un site sur l'auteur argentin Antonio Porchia. (www.antonio-porchia.net)

Le livre :

fragment ?
Entre là d'où lui viennent les mots et là où ils s'en vont.
Des mots, sans majuscules, un texte sans point final.
Quelques courbes dans un monde bien trop vaste pour qu'on puisse le mesurer, s'y mesurer et s'y croire quelque hauteur.

Et dans les courbes de ce livre, le thème semble en être la mort.
Mais comme la mort n'existe pas ! Ce livre... ?
Comme le dit l'auteur en toute fin :

« je ne dis pas la mort il n'y a rien après
je dis tout simplement il n'y a pas d'après

Sommaire :

cadavres
quelqu'un est en train de mourir
la mort, le savez-vous ?
désert - un squelette
j'ai perdu mon nuage
cadavres lèvres
              bleuies

              si minces

                                    l'odieux baiser

(...)

cadavres          et le péril        vivant        les côtoyer

                       en être plus vivant
                       et autant
                       beaucoup moins

(...)

cadavres          où l'on rêve       une âme     loin peut être

             mais là,
             il n'y a plus rien
             que l'odeur

cadavres

(...)

 cadavres       l'aube s'effondre