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Les obsessions fondamentales - Pierre Dancot


ISBN : 978-2-87406-552-1
Nombre de pages : 40
Parution : décembre 2012
Auteur : Pierre Dancot
Titre : les obsessions fondamentales
Collection : L'Arbre à paroles
Format : 10 X 14
Prix :5 € (frais d'envoi inclus)

 
 
  Pierre Dancot est né à Namur le 5 avril 1971, a publié Zoé, petite princesse (Labor, 1998), La femme Séquoia (éditions de l’Acanthe, 2000), Le cortège des crânes sourds (Le Coudrier, 2004) et Les enfances froides (Tétras Lyre, 2009).
Gradué en communication et licencié en journalisme (ULB), il est aujourd’hui journaliste indépendant et enseignant dans le secondaire.

L'argumentaire

Il reste un peu de tes lèvres entre l’hiver
Quelque chose de trouble entre toi et ces lunes assises
Il reste l’écho délabré d’un peuple assis juste en dessous du silence
Un peu de bois mort sous ta jupe aux heures les plus indécises
Il reste ton départ
Une mort douce
Comme un lait maternel sur mes bras

 
Le couple en déclin, le rien, le peu, le bris et le débris, voilà quelques-unes des obsessions fondamentales de Pierre Dancot… Des thèmes sombres, certes, mais traités avec une telle sobriété d’écriture et un jeu de répétitions si précis qu’ils nous réchauffent étrangement le cœur. L’enfance est là aussi, comme toujours dans l’œuvre de cet écrivain né à Namur : l’enfance, comme une cicatrice amoureuse qui court en nous et entre nous, jamais comblée, jamais oubliée. Toujours vive.
Au travers de textes fulgurants, Pierre Dancot nous plonge au cœur de sa sensibilité et de son imaginaire, et nous fait voir le monde tel qu’il pourrait bien être quand il n’y a plus d’amour :
"Avec ce monde sans regard ce monde perdu / Avec toutes ces choses qui éreintent jusqu’à la 
plus petite moelle de mon esprit / Cette décadence lascive / Cette recrudescence de ton absence à la 
fenêtre / Ces quelques larmes diaboliques poussées par le vent / Et pourtant dans ma certitude /
Tu m’existes".

Antoine Wauters

Extraits

 

Lèvres nues
Les corps percutés par le silence
Nous marchons sur l’envers du vent
Pour mieux fuir les femmes aux jupes
courtes
Crânes rasés les hanches ouvertes
Nous distinguons vaguement l’enfance
Nous finirons par nous taire

***

Il reste un peu de tes lèvres entre l’hiver
Quelque chose de trouble entre toi et ces lunes assises
Il reste l’écho délabré d’un peuple assis juste en dessous du silence
Un peu de bois mort sous ta jupe aux heures les plus indécises
Il reste ton départ
Une mort douce
Comme un lait maternel sur mes bras