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Les heures creuses - Joëlle Abed


ISBN : 978-2-87406-534-7
Nombre de pages : 57
Parution : Janvier 2012
Auteur : Joëlle Abed
Titre : les heures creuses
Collection : L'Arbre à paroles
Format : 10 X 13
Prix :5 € (frais d'envoi inclus)

 
 
Née en 1949 à Paris. Enfance et adolescence africaines à Djibouti. Me voici, dans les années soixante, de retour en urbanité docile où j’inscris là une famille, et tente de fabriquer ma boite à outils pour prétendre à un métier (psychologue clinicienne) plus qu’à un emploi. Actuellement responsable d’une mission handicap à l’université Paris-Diderot, je retrouve, par intermittences salvatrices, le chemin du souffle et de l’écriture, dans la maison au sommet du col, sur les terres éternelles de l’enfance à peine retravaillées par le passage des heures. Dans ces lieux préservés, pour quelque temps encore, de l’ascension programmée de la ville, je m’invente des troupeaux et me fait le scribe de leurs humeurs, ce qui pourrait constituer une déclaration d’intention poétique…
Dernières publications :

Comment va-t-on expliquer ça aux hommes, 2002 – Différences dans le froid, Prix de l’édition 2005 de la ville de Dijon, édition Ville de Dijon – Et le désert avance dans leurs yeux, Grand prix de poésie des écrivains méditerranéens 2006, éditions Souffles, 2006.

L'ouvrage :

Si Joëlle est domiciliée et travaille à Paris, ce recueil a pour cadre un village de la province française. Ces Heures creuses sont celles du «deuil du père» quand «la mort / se met à tricoter / la première rangée du doute de la neige», des Heures creuses remplies de cette absence/présence, habitées par le village, ses gens et les chants d’oiseaux qui ne sont pas ces pigeons qui fientent sur la capitale : «Je peux alors écrire / à l’eau d’hirondelle / l’absence d’aujourd’hui / sans trou dans le temps».

Francis Chenot

Extrait


Et la pluie
glacée revient     sûre de ses clous

Sur l’étagère de la bonnetière
il y a encore
tes pyjamas de campagne

Je le sais bien pourtant
il n’y a plus que ta croix
pour avoir encore sommeil
surtout depuis qu’elle peut dire     bonne nuit
l’appelant par son petit nom

à celui qui tient le marteau