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Le lai des amours et de la mort du cornette Christoph Rilke - Rainer Maria Rilke


ISBN : 978-2-87406-349-5
Nombre de pages : 74
Parution : 2006
Auteur : Rainer Maria Rilke
Titre : Le Lai des amours et de la mort du cornette Christoph Rilke
Format : 12x20 cm
Collection : l'Arbre à paroles
Prix : 12 €

 
 
L'auteur
 
Rainer Maria Rilke, poète autrichien de culture allemande, est né à Prague en 1875. Homme sensible et instable, il fut toujours marqué par une angoisse profonde et un sentiment exacerbé de la finitude humaine. Menant une vie errante et solitaire dans divers pays (Allemagne, Scandinavie, Russie, Egypte, France, etc) et confronté aux caducités de la contingence, Rilke vainquit l’aliénation toujours menaçante par la vertu d’une création poétique exceptionnelle conférant de la sorte à l’œuvre d’art la signification d’un triomphe permanent sur le non-sens et la mort. Attelé à la conquête intérieure de l’«ouvert», forme transcendante de liberté, il répond de façon exemplaire à la vision du poète «en temps de détresse» telle que Hölderlin l’évoque dans l’élégie Pain et vin. Son œuvre poétique atteint son accomplissement dans les élégies de Duino (1912) et dans les Sonnets à Orphée (1922). Rilke procéda à des traductions allemandes de Valéry et écrivit lui-même plusieurs poèmes en français (Vergers, Quatrains valaisans, 1925). Il meurt en 1926 au Sanatorium de Valmont (Suisse).
 
L'ouvrage

L’aventure de l’énigmatique officier Christoph von Langenau résonne de toute l’incertitude et de toute la sensibilité caractéristiques des grands textes de Rilke. Une évocation poétique dont des accents entraînent au-delà des mystères de l’héroïsme et du destin.

Extrait

Sa course est lutte contre les couloirs en flammes, il traverse les portes aux étreintes de feu, par des escaliers qui l’embrasent, se rue hors du bâtiment fou. Il porte sur ses bras son étendard, comme une blanche femme évanouie. Et il trouve un cheval et son cheval n’est qu’un cri : par dessus tout, par delà tout et par delà les nôtres même. Alors l’étendard se ranime et jamais il ne fut d’une si royale splendeur; et maintenant tous le peuvent voir, loin vers l’avant, tous ils l’ont reconnu, cet homme clair, tête nue, tous ils l’ont reconnu cet étendard…
Alors le voici luire, se déployer, grandir, virer rouge
...
Et flambe l’étendard au cœur de l’ennemi, et commence la chasse.