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La dépensée - Claude Albarède


ISBN : 978-2-87406-419-7
Nombre de pages : 80
Parution : 2009
Auteur : Claude Albarède
Titre : La dépensée
Collection : L'Arbre à paroles
Format : 13 X 20
Prix : 12 € (frais d'envoi inclus)

 
 
L'auteur

Claude Albarède (à droite sur la photo) est né à Sète en 1937, dans l’ambiance valéryenne de « Midi-le-Juste », et à « deux pas des flots bleus... » chantés par Brassens. Fils d’ouvriers et de petits vignerons, il a passé son enfance sur les contreforts du Larzac, entre les vignes et les guarrigues languedociennes. Professeur de lettres en région parisienne, de nombreuses revues l’ont publié (Sud, Le Pont de l’Epée, Rétroviseur, L’Arbre à paroles, N.R.F., etc). Saluée par Luc Bérimont comme une oeuvre de premier plan, avec son arrière-goût de pierre à feu, et la retenue d’une eau secrète, la poésie de Claude Albarède, âpre, rugueuse et ensoleillée, se développe suivant un cheminement contradictoire, comme les drailles de son arrière-pays, à travers ses recueils de poèmes. Il est aujourd’hui reconnu dans l’ensemble du monde francophone. Il a reçu de nombreux prix dont le Prix François Villon (1980), le Prix de poésie du Lion’s Club International (1984) et la Bourse de poésie Guy Lévis Mano (1985).
OEuvre poétique :

Le Fond des choses, Gaston Puel éditeur, 1967. L’Incandescence intérieure, Atelier de l’Agneau éditeurs, 1973. L’Ambigauche, Guy Chambelland éditeur, 1974. Pensées du Causse nommé Larzac, Fond de la ville éditeur, 1975. Lampe habillée d’autrui, Millas-Martin éditeur, Prix François Villon, 1980. Cours fermées (non paru), Prix du Lion’s Club International, 1984. Mémoire à petits feux, Folle Avoine éditeur, 1984. Jours ouvrables (non paru), Bourse de Poésie Guy Lévis Mano, 1985. Montants de terre, Folla Avoine éditeur, 1988. Les Trajets sous l’écorce, Folle Avoine éditeur, 1993. Les Reculées, Folle Avoine éditeur, 2001. Faux-Plat, Editinter éditeur, 2003. Ajours, L’Arbre à paroles éditeurs (Prix Amélie Murat 2005). Fulgurante résine, Les Vanneaux éditeur, 2007 (Prix Aliénor 2008). Résurgences, Folle Avoine éditeur, 2008.

Le livre

Vision d’un poète hors la ville. Quatre saisons de l’année – ou d’une vie ? – embrassent la profusion d’éléments de la nature : « La dépensée du petit jour / petite fontaine écrite au couteau / entre les eaux et les résines ». Tout en sourdine, bien des questions essentielles sillonnent ce recueil : « Il reste à décider / si le vide est coupable / et s’il cache un secret / nourricier du vertige ».

Rio Di Maria

Extrait

Le nuage


Nuage changeant
où le poète a mis
le mystère à l’épreuve

Appuyé sur la terre
et le silence

Nuage qui prend forme
pour éprouver l’image

Le poète a toujours
une éclaircie d’avance.

Le dit

On dit rumination
mais c’est de l’herbe folle
agitée par le vent

On dit même harmonie
c’est de la pierre qui refuse
d’aller plus loin contre l’abîme

Et parfois on dit rêve
c’est le troupeau
debout sur ces arêtes
et ruminant
l’herbe contrariée.