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l'arbre à paroles - distribution


La collection "iF"

«L'Expérience D» - Nicole Caligaris & Pierre Le Pillouër
978-2-87406-561-3
76 pages - 10 euros - 12x20 cm - plus >>

 

Pierre Le Pillouër est né en 1950 à Louhans (Saône et Loire), vit et travaille à Vallauris (Alpes-Maritimes). Co-rédacteur de la revue TXT de 1983 à 1993. Créateur et rédacteur en chef de sitaudis.fr, revue de poésie contemporaine sur le web depuis octobre 2001.
Nicole Caligaris est née en 1959, vit et travaille à Paris. Elle est l’auteur d’une douzaine de livres (romans, récits, essais littéraires et textes pour le théâtre) aux éditions Mercure de France, Abstème & Bobance, Joëlle Losfeld et Verticales.

Cette tentative de deux écrivains poussés par la curiosité, par l’espoir de voir quelque chose de surprenant se produire, dit ce qu’est, en tout domaine, une expérience. Il y faut, pour juguler la peur, la conscience et les conditions. Les conditions nous étaient données par la littérature : nous nous sommes avancés à l’intérieur d’une aire de jeu qui nous dispense des réserves, des protections et des inhibitions dont notre être social ne se départit pas sans crainte. La conscience était celle de rechercher, pour nos écritures respectives, des possibilités, des souplesses, des émotions et des libertés nouvelles au contact de l’écriture de l’autre. Le D vient du Duo mais aussi du système pauvre et populaire ou de ce qui est figuré dans cet extrait d’une pièce de Husayn Mansûr Hallâj : Dieu m’a transporté dans la réalité, grâce à un contrat, un pacte et une alliance. Au fond, cette expérience en elle-même est une écriture, parce qu’elle est avant tout une lecture. Cette écriture nous poussait à lire l’autre avec, comme disent en s’éclipsant les serviteurs des Mille et une nuits, « oreille attentive et bon vouloir ». L’oreille attentive du lecteur lui fait écouter ce que lui dit le son ou la composition d’un texte au-delà de ce que lui signifie son sens apparent ; et son bon vouloir est de lire le partenaire sans l’envahir, de le comprendre sans percer son énigme, c’est la beauté de cette écoute que de se laisser mouvoir et émouvoir par le texte de l’autre sans tenter de l’élucider. À cette lecture, le texte est un donné, il n’a pas de pourquoi.

N.G - P. L.P


 

«Mon nom est printemps» - Ben Arès
978-2-87406-558-3
116 pages - 12 euros - 12x20 cm - plus >>

Ben Arès est né le 28 mars 1970 à Liège, en Belgique. Il a défendu la place du poète dans sa ville pendant plusieurs années. Il fut l’éditeur responsable, avec David Besschops et Antoine Wauters, de la revue «Matières à poésie» et l’organisateur des lectures publiques du même nom. Une suite d’évènements personnels l’a conduit à quitter la Belgique en 2009 et à mettre le cap sur Madagascar l’Ile Rouge à laquelle il était déjà lié. Il vit désormais dans le sud subaride, à Toliara sens dessus dessous, sous le bleu et la poussière d’un bout du monde où l’on rit bien de la belle gueule des mots. Mon nom est Printemps, écrit en 2009, est né en ce temps charnière de l’abandon et du dernier saut.
 

Ce livre fut écrit de fin décembre 2008 à début mars 2009, reposa de nombreux mois avant d’être retouché. Le premier pli de ce triptyque fut dicté par la voix d’une femme aspirant à l’exil, qui confia au scribe d’alors sa vie et ses tourments. Le troisième fut la transcription de ses émotions violentes, des sentiments forts qu’elle éprouva pour son confident, des blessures intimes et profondes que la rencontre malgré elle raviva. Le deuxième, central, autour duquel tout se referme, tout s’articule, fut la voix de l’auteur des méfaits ou de l’amant en personne, solitaire, libre dans ses envols, désireux fou d’enlèvement.
Cette histoire, ou récit en trois tableaux, peinte avec des mots, révèle cette liaison secrète entre un poète libre de ses envols et une jeune femme, Printemps, qui comme lui se rêve libre mais ne l’est pas, car enfermée, empêtrée dans un maillage familial et une tradition qui ne l’entendent pas de cette oreille. Aussi, la langue a tenu à garder ses voiles afin de préserver Printemps des risques de retours de flammes dans le monde visible.

 La collection "Résidences"

«L'Heure blanche» - Philippe Rivaud
978-2-87406-568-2
56 pages - 10 euros - 13x20 cm - plus >>

Philippe Rivaud est né en 1972 à Annecy (France). Docteur en science politique, ses premiers contacts avec l'écriture l’ont porté à la chronique littéraire (1996-2001). Très influencé par l'épure poétique de Pierre Reverdy notamment, L’Heure blanche est son premier recueil de poésie.
… Dans L’heure blanche, Philippe Rivaud donne un ton singulier à sa poésie, et il parle juste. Cette suite poétique déploie un univers sensible à nul autre pareil. Les touches sont délicates mais assurées. Ce sont des traces de confidences, pour reprendre ses propres mots…
… Ce livre de Philippe Rivaud, si bien accompagné par une suite d’oeuvres, plus précisément, de dessins, de Minh Tran, laisse soupçonner tout ce qui peut être soupçonnable du monde et de la vie, mais sans jamais forcer le trait par un appel à un imaginaire qui ferait que la parole quitterait son propre socle. L’auteur tente de se tenir au plus près des choses, ne refusant toutefois ni rupture ni conjonction. Dans ce premier livre, il ne cherche jamais à fixer un terme à une parole qui porte sa traversée comme sa marche vers l’avant, vers quelque chose de rencontré et pourtant demeuré pour une part inconnu …

Pierre-Yves Soucy

«L'Insensée rayonne» - Diane Régimbald
978-2-87406-567-5
94 pages - 10 euros - 13x20 cm - plus >>

Diane Régimbald vit à Montréal. Elle a publié cinq recueils de poésie au Québec, aux éditions du Noroît, La seconde venue (1993), Pierres de passage (2003), Des cendres des corps (2007), Pas (2009), L’insensée rayonne (2012) en coédition avec L’Arbre à Paroles en Belgique (2013) et a participé à des anthologies dont l’anthologie poétique francophone de voix féminines contemporaines, Pas d’ici, pas d’ailleurs (2012), publiée aux éditions Voix d’encre en France. Elle a collaboré à diverses revues et a participé à des manifestations littéraires au Québec, en Amérique latine et en Europe. Elle a réalisé des résidences d’écritures à Amsterdam (2006) et Amay en Belgique (2010). Certains de ces textes sont traduits en catalan, en espagnol et en anglais.


 La collection "P.O.M"
«Dansent les ombres» - Olivier Dombret
978-2-87406-566-8
80 pages - 6,50 euros - 13x13 cm - plus >>
Dansent les ombres est un poème composé de quatre chants, retraçant le long chemin séparant les Ténèbres de la Lumière.

À travers la métaphore du jour qui s’écoule, c’est la symbolique de la vie qui s'expose. Ce «chemin de lumière», prenant racine au cœur de la masse informe formée par les ténèbres, sous la froide lumière de la lune, se fortifie à chaque étape, jusqu’au « climax » du jour, baigné par la lumière chaude du soleil. Mais le jour, comme la vie, ne dure qu’un temps. Et, inévitablement, après la réalisation totale du potentiel de lumière et d’énergie, potentiel de « vie », ne peut se produire qu’une régression, et un lent retour aux ténèbres, avant que le jour ne renaisse encore, neuf, en un cycle immuable.
Né quelque part en Belgique en 1980, Olivier Dombret se définit comme un Trash Writer. À 18 ans, il décide d’étudier le sanskrit afin de traduire le MahâBhârata ; il abandonne 3 ans plus tard après s’être aperçu que c’était déjà fait. Il assouvit alors son besoin de voyager et se consacre essentiellement à l’écriture et à la musique. Écrivain, poète, performer et musicien, il vit actuellement entre l’Espagne et la Belgique. Le Journal d’un Jeune Branleur, maelström noir et percutant, est son premier livre... Sélectionné comme finaliste du Prix Indications du Jeune Critique 2007. Il a également publié les booklegs The Western Empire et Ghost Words chez maelstrÖm.

«Un petit peu d'herbes et des bruits d'amour» - Cécile Guivarch
978-2-87406-559-0
96 pages - 7,50 euros - 13x13 cm - plus >>
Ces poèmes ont été écrits après qu’elle ait acquis la nationalité espagnole, suite à la « ley de la memoria » (loi de la mémoire), qui a permis à tous les descendants d’exilés espagnols de récupérer cette nationalité. Entre l’Espagne (en particulier la Galicie), Cuba, l’Argentine, la Bretagne (d’où vient son nom) et la Normandie (où elle est née), elle se sent déracinée. Dans ces textes, sur fond de guerre civile, de pauvreté, et d’exil, elle fouille la vie de ses ancêtres, tente de comprendre ce qui a motivé leurs choix et peut ainsi pardonner tous les abandons (l’abandon forcé par l’exil, mais d’abord l’abandon d’une enfant par son père fuyant le franquisme vers Cuba, et puis tous les autres abandons dans l’Espagne devenue « là-bas »). Elle cherche des bribes du vécu dans les récits de ses ascendants, les photos en noir et blanc, les lettres de famille aux écritures anciennes. Dans un rythme très contemporain, avec des mots sensibles et drus, elle découvre le mystère des vies simples disparues et mêle la vérité de ses ressentis avec les cheminements qu’ont pu avoir ses ancêtres. Avec une syntaxe bousculée, cahotant entre les détails du quotidien de l’époque et des images tendres ou rudes, avec des expressions en espagnol quand il est nécessaire que la voix roule dans sa musique d’origine, elle ne garde que l’évocation, l’essentiel. Nous rejoignant profondément par les archétypes, sa poésie est poignante de ces nouages.
Franco-espagnole, Cécile Guivarch est née en 1976 près de Rouen et vit aujourd’hui à Nantes. Elle anime le site de poésie contemporaine Terre à ciel. Participation à des anthologies et recueil collectifs. Publications :Terre à ciels, éditions Les carnets du dessert de lune, 2006 – Planche en bois, éditions Contre-Allées, 2007 – Coups portés, publie.net, 2009 – Te visite le monde, éditions Les carnets du dessert de lune, 2009 – La petite qu’ils disaient, éditions Contre-Allées, 2011 – Le cri des mères, éditions La porte, 2012.