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Aragon Césaire Guillevic et 21 invités du mercredi du poète - J-P Giraux


ISBN : 978-2-87406-520-x
Nombre de pages : 270
Parution : mai 2011
Auteur : Jean-Claude Giraux
Titre : Aragon Césaire Guillevic et 21 invités du Mercredi du poète
Collection : Anthologie
Format : 13 x 20
Prix : 18,00 € (frais d'envoi inclus)

 
 

Jean-Paul Giraux est né le 18 décembre 1934 à Paris qu’il a quitté en 1973 pour venir habiter à Maisons-Alfort (Val de Marne) où il réside toujours aujourd’hui (Métropolis). Il a fait toute sa carrière d’enseignant dans le 12ème arrondissement (professeur de collège, Lettres /Histoire).

Dernières publications :

– L’allée du vingt et autres faits divers, nouvelles noires, Editinter 2002.
– La lettre de Pithiviers, roman, préface de Maurice Rajsfus, Editinter 2003.
– L’Amérique et les yeux du poisson rouge, policier, Editinter 2006.
– Le poinçonneur avait les yeux lilas, préface de Jean Joubert, polarenpoch’éditinter, nouvelle édition 2007.
– Le chimpanzé de Rio, proses brèves, nouvelle édition augmentée, Editinter 2008.
– Métropolis, c’est tous les jours vendredi 13, policier, Editinter 2009.
– Le père Molex est une ordure, textes de Jean-Paul Giraux en regard des acryliques de Colette Giraux, Editinter mars 2011.

L'ouvrage

La plupart des études et des entretiens de cette anthologie ont déjà fait l'objet d'une publication dans des revues, Poésie/première notamment, mais aussi Concerto, Les cahiers de la rue Ventura, Le Jardin d'Essai, Littéréalité (Canada), Poésie sur Seine, Souffles, dont plusieurs ont malheureusement disparu. Ce sont le plus souvent des reprises de communications organisées en présence des poètes eux-mêmes et avec leur participation active (lectures - commentaires). Presque tous les auteurs ont pu témoigner de la pertinence des analyses proposées et certains, tels Jean Joubert et Lionel Ray, ont souhaité les intégrer dans leurs références biobibliographiques. C'est dire que les textes critiques ici rassemblés constituent une importante contribution à la connaissance de la poésie contemporaine à travers quelques-uns de ses meilleurs représentants.
Au total vingt-quatre poètes qui apparaissent suivant l'ordre alphabétique pour une consultation aisée de l'ouvrage.
Jean-Paul Giraux collabore aux revues Poésie/première et Poésie sur Seine depuis une quinzaine d'années en même temps qu'il participe à l'animation du Mercredi du Poète à la brasserie parisienne du François Coppée. Il est l'auteur de plusieurs romans, d'un recueil de nouvelles noires, d'un recueil de proses brèves et, tout dernièrement, d'un format à l'italienne où ses textes – prose ou vers – viennent en regard d'une trentaine d'acryliques de Colette Giraux.

Extrait


Est-il indispensable d’enfermer le poète dans une définition ?

En tout cas, je ne ferai de Jean Joubert ni un réaliste – même si on éprouve, dans ses textes, le poids du réel (du vécu), de ce qui «selon les circonstances, nous émerveille ou nous accable» (préface) – ni un lyrique en dépit de Reverdy («la poésie est émotion»), car Jean Joubert est un auteur secret (pudique, il préfère dire «clandestin») qui tient son émotion à distance, refuse l’épanchement geignard, utilise les vertus symboliques des images et des thèmes. De ce point de vue, on est frappé par le nombre important des adaptations de thèmes classiques : Ulysse, Empédocle, Ophélie, etc. et celui des transpositions d’art, comme ce magnifique Portrait d’homme d’après Holbein (Anthologie p.121), à travers lesquelles le poète affirme sa vision personnelle du monde.

Ni réalisme ni lyrisme donc, mais une alchimie qui ignore «langage hautain» et «prétention solennelle», comme il est dit dans Les Sabots rouges où, à plusieurs reprises, le poète livre des considérations essentielles sur son art qu’il veut lisible et fraternel. Ni réalisme ni lyrisme, mais un espace à la fois spontané et littérairement façonné où la réalité, le rêve, l’émotion se rejoignent dans la pâte des mots que le poète creuse, sculpte, polit avec une passion toujours renouvelée.

Une ferveur poétique qu’il accroche à son oeuvre un peu comme ce sabot rouge qui servait d’enseigne à l’oncle Georges – sabotier autodidacte et anarchiste, auteur d’un livre unique – qui contribua pour beaucoup, je le sais, à donner à l’enfant Jean Joubert, le goût des livres et de leurs sortilèges, lui ouvrant ainsi, pour le sauver de ses «vertiges», les portes enchantées de la poésie.