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Aimer tisser - Collectif Plume & Pinceau


ISBN : 978-2-87406-537-8
Nombre de pages : 216
Parution : Mars 2012
Auteur : Collectif Plume & Pinceau
Titre : Aimer tisser
Collection : Anthologies de L'Arbre à paroles
Format : 10 X 13
Prix :15 € (frais d'envoi inclus)

 
 
  Ce recueil collectif est le troisième titre de la collection plume & pinceau : rassemblant un choix de textes poétiques et d’illustrations créés en ateliers lors des animations du CEC de la Maison de la poésie d’Amay, il se renouvelle chaque année au gré des thèmes choisis.

Voici venu le temps des liens à explorer, nouer, dénouer ou renouer, coudre ou découdre, tresser, tisser, ou délier, ancrés dans notre propre texture et tournés vers le monde… Comment «tisser la vie» ? Comment rassembler, unifier, choisir, évoquer, dévoiler les fibres et les fils qui nous fondent, et y mêler ceux qui nous appellent et nous tiennent éveillés ?
Si, dans certaines traditions, tisser symbolise «recréer la structure et le mouvement de l’univers, la chaîne représentant le ciel (la verticalité) et la trame, la terre», il s’agit donc aussi de labourer, d’ensemencer, d’enfanter, devenir autant celui qui féconde que celle qui se laisse féconder…

Au fil des ateliers, nous avons réveillé, révélé notre langue et osé boire à celle de l’ autre, nous avons métissé nos écritures et parfois confondu nos voix…

Voici venu le temps de broder sur les ombres mille gouttes de lumière…
Ta langue, ancre accrochée
aux racines du silence
souffle la lumière
sur tes lèvres lentes et caresse ta voix
efface la brume des peurs,
laisse les sources de la terre cheminer
dans l’ombre de ton pays.
enchante le geste du monde
jusqu’aux temps des naissances.

Pour Merly Husson
de Jenny Jasinski
 
***

Cahin-caha, je tisse à petits pas un monde orangé, coeur frissonne. Je tisse à bras ouverts un pays de lumières, je tisse aux creux de mes mains une maison de feuilles enivrées, de baies de sureau, de coquelicots qu’un souffle d’âme peut emporter. Je tisse, je tisse de l’aube charnue aux vêpres déguenillées. Je tisse, j’emmêle, j’entremêle. Je passe, repasse, tourne, virevolte, fatiguée, assoiffée, épuisée, je souris. Je tisse du bout de l’espoir une lande de nuages tangibles un monde parfait qui ne l’est pas, j’explore un être qui s’ignore.

Hélène Lemmens